L’état de la science, de la technologie et de l’innovation au Canada

Client : Le Conseil des académies canadiennes (CAC)

Publié : 5 octobre 2025

Science-Metrix a été mandaté par le CAC pour réaliser des analyses bibliométriques et technométriques visant à évaluer la performance du Canada en recherche et innovation. Il s’agit de la plus récente mise à jour d’une série d’études menées en 2006, 2011 et 2016. 

L’analyse actuelle porte sur 2012–2023 et s’appuie sur des données mondiales de publications scientifiques et de brevets afin de situer la production, l’impact, les modes de collaboration et les plus grands domaines de recherche du Canada par rapport à d’autres pays.

Le rapport indique que :

  • La production de publications scientifiques du Canada a reculé de deux rangs par rapport à l’étude précédente (au 11e rang mondial en comptage fractionnaire; au 9e en comptage intégral). Le taux de croissance des publications du Canada (1,09) a été modeste par rapport au monde (1,37), mais supérieur à celui de la plupart des pays non émergents.
  • Un peu plus de la moitié (53,2 %) des articles canadiens étaient des co-publications internationales. L’affinité de collaboration des scientifiques canadiens était la plus forte avec les États-Unis (PAI = 1,95) et l’Iran (PAI = 1,77), suivis par la Chine et l’Australie.
  • La médecine clinique est le plus grand domaine de recherche du Canada (23,6 % de la production de publications). 
  • L’Ontario a produit 42,9 % des publications, suivi du Québec (19,3 %), de la Colombie-Britannique (11,9 %) et de l’Alberta (11,3 %). La Colombie-Britannique arrivait en tête pour l’impact, suivie de près par l’Ontario. Les territoires affichaient des taux plus élevés de collaboration public-privé et interprovinciale.
  • Le Canada se classe 8e au monde pour la titularité de nouveaux brevets à l’USPTO et 13e à l’OEB. L’impact des brevets est au niveau mondial sur le marché américain (ARC 1,00) et supérieur au niveau mondial en Europe (ARC 1,16).
  • Une large part des inventions d’inventeurs canadiens est détenue par des cessionnaires étrangers, ce qui indique un déficit de titularité des nouvelles technologies. La majorité des brevets canadiens relèvent du génie électrique et sont notablement influencés par BlackBerry, dont le déclin a pesé sur les totaux de l’Ontario.
 
Le rapport analytique bibliométrique et technométrique complet présente en détail les résultats, les méthodes et les indicateurs. 
 
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